La télésurveillance médicale va un cran plus loin : il s’agit de recueillir à distance, chez le patient, des données de santé (tension, poids, taux de sucre, fréquence cardiaque...) qui sont envoyées automatiquement au médecin. Ce système permet de “garder un œil” sur les pathologies chroniques sans multiplier les déplacements.
Concrètement, cela se matérialise par :
- Des objets connectés adaptés jusqu’aux plus de 90 ans (balances, tensiomètres, glucomètres…)
- Des alertes aux professionnels de santé en cas de données préoccupantes
- Un accompagnement renforcé à distance, avec appels ou visites ciblés en cas de besoin
Quelques chiffres :
En 2022, l’Assurance Maladie a recensé plus de 100 000 patients en France bénéficiant d’une solution de télésurveillance agréée.
Le plan Ma Santé 2022 veut que la télésurveillance soit intégrée, d’ici 2025, pour toutes les pathologies chroniques majeures.
À Paris, plusieurs expériences pilotes sont menées depuis 3 ans sur l’insuffisance cardiaque, le diabète, les suites d’AVC ou la BPCO (bronchopneumopathie chronique obstructive). Les résultats sont très encourageants : 30 % de réhospitalisations évitées pour insuffisance cardiaque, par exemple, selon l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP, 2023).
Que peut-on surveiller et comment ?
- Fréquence cardiaque (cardiopathies, pacemaker…)
- Poids et œdèmes (insuffisance cardiaque)
- Glycémie (diabète)
- Tension artérielle
- Taux d’oxygène (BPCO, covid long…)
La plupart du temps, le matériel est mis à disposition (par un hôpital, un service de ville, ou un prestataire) et la connexion se fait automatiquement via le mobile ou la box Internet du patient.