Présentation

Aujourd’hui, le territoire PAERPA de Paris réunit trois arrondissements, les 9ème, 10ème et 19ème, qui, de prime abord, peuvent sembler faire unité, de par leur ancrage dans une continuité urbaine caractéristique de la métropole parisienne. Cependant, à l’échelle des arrondissements, que cela concerne les caractéristiques socio-économiques, historiques, ou géographiques, ces trois entités se démarquent les unes des autres, affirmant leurs singularités.

                               

18 500 personnes âgées de plus de 75 ans habitent au sein de ce territoire nord est parisien, soit 5,4 % de la population générale, composée de plus de 342 000 habitants.

Un gradient ouest-est peut s’observer, tant au niveau de la superficie des arrondissements, que de la taille de leur population, ou de leur situation économique générale. Si ce dernier est croissant pour les deux premières caractéristiques : le 9ème couvrant 220 hectares et réunissant 60 139 habitants et le 19ème, fort de ses 186 652 âmes, sur une superficie de 679 hectares ; la tendance s’inverse concernant le niveau de vie.

En effet, comme la plupart des arrondissements périphériques de l’est parisien, le 19ème, marqué par sa grande histoire industrielle et populaire, accueille une population plus modeste dont le revenu médian est de 16.423 euros  alors que le 9ème arrondissement, dont le souvenir festif et luxueux peut encore s’apercevoir le long des grands Boulevards ou au détour de ses nombreux théâtres, abrite des habitants plus aisés (avec un revenu médian de 29.909 €), mais non moins cosmopolites. Le 10ème arrondissement occupe, quant à lui, une place intermédiaire à tout point de vue, telle une transition entre les deux extrêmes que sont le 9ème et le 19ème.

Toutefois, dresser un profil et une analyse de ces territoires avec ces simples caractéristiques et cette échelle intermédiaire communale, ne se révèle pas forcément satisfaisant tant géographiquement que dans le cadre du projet PAERPA, qui nécessite une compréhension plus fine de cet espace et de ses composantes.

Ainsi, l’échelle infra-arrondissement, loin de l’homogénéisation que figurent les arrondissements, révèle une diversité de profils, de représentations et de pratiques qu’il nous faut comprendre pour évaluer au mieux les besoins de la population et les demandes des acteurs locaux, relais indispensables d’informations et de connaissances dans ces micro-espaces.

Cependant, loin d’être aisée, dans ces territoires parisiens urbanisés densément peuplés, ainsi que porteurs d’emprises fortes telles que les gares et les structures hospitalières, l’analyse infra territoriale, essentiellement basée sur le découpage IRIS de l’INSEE, ne constitue pas une réponse en soi.

Cette échelle doit ainsi faire l’objet d’un regard critique et être sans-cesse discutée afin de produire une analyse au plus près de la réalité.