Extension du projet PAERPA

Par courrier en date du 21 mars 2016 Le Directeur de la Sécurité sociale et le Secrétaire général des minsitères en charge des affaires sociales ont annoncé l'extension du projet PAERPA au territoire du Centre de Paris, couvrant les six premiers arrondissements.

L’Agence régionale de santé Ile-de-France avec sa délégation territoriale parisienne activement engagée avec ses partenaires dans une politique d’amélioration de la prise en charge des personnes âgées a obtenu cette extension sur ce nouveau territoire pour une période de deux ans.

Le 16 juin 2016, Marisol Touraine a annoncé l’extension du dispositif Paerpa. À Paris, six nouveaux arrondissements rejoindront donc l’expérimentation pilotée par l’ARS Île-de-France depuis 2015.

 

Des retours encourageants

Le 7 juillet 2016, la Rencontre Paerpa Île-de-France a permis de présenter les premiers résultats des actions menées dans les 9e, 10e et 19e arrondissements de Paris. « Si l’expérimentation a été étendue, c’est évidemment que son démarrage est prometteur », souligne Alexandre Farnault, responsable du pôle Ambulatoire, innovation et démocratie sanitaire au sein de la Délégation départementale de Paris. Et de citer l’exemple de la plateforme de coordination territoriale d’appui, aujourd’hui rebaptisée Maison des aînés et des aidants (M2A) : « Le nombre de signalements est de 700 par mois, en hausse de 12 % depuis son lancement. Près de 10 % des saisines sont effectuées par les médecins. En outre, M2A a accru son activité de 32 % notamment grâce aux nouveaux services et outils mis en œuvre et aux appuis destinés aux médecins, infirmiers et pharmaciens de ville », rapporte-t-il.

Autre dispositif qui évolue positivement : les actions menées au sein de l’hôpital Lariboisière (AP-PH) et des établissements médico-sociaux. « Elles ont mis un peu de temps à se concrétiser.  Mais aujourd’hui les professionnels de santé améliorent leurs pratiques (outils SI) et leurs collaborations multisectorielles locales. Cela permet de mieux détecter les patients âgés en risque de perte d’autonomie lorsqu’ils sont hospitalisés, et étayer leurs prises en charge, par la M2A ou des dispositifs types Prado (programme d’accompagnement au retour à domicile), par exemple », poursuit-il.

 

S’adapter aux spécificités des territoires

Faute de temps, l’ensemble des outils testés depuis un an ne pourra pas être déployé sur les nouveaux arrondissements. L’ARS se concentrera donc sur les dispositifs qui fonctionnent le mieux. La feuille de route, en rédaction jusqu’à l’automne 2016, sera par ailleurs co-construite avec les acteurs locaux afin de bien prendre en compte les spécificités du nouveau territoire.

Toutefois, un outil fait déjà l’unanimité : M2A. « Les six premiers arrondissements parisiens possèdent une structure, Autonomie Paris Saint-Jacques, qui s’inscrit dans une dynamique très proche et complémentaire de la M2A du Nord-Est. Il nous a semblé opportun de la faire bénéficier de notre expérience pour l’aider à se développer », souligne Alexandre Farnault.

 

Au-delà de Paerpa

De fait, avec M2A, l’ARS pense avoir trouvé un modèle prometteur de dispositif de d’appui innovant pour des professionnels, médicaux ou non, impliqués dans la prise en charge de la personne âgée. Elle pense donc accélérer son déploiement dans la région, quitte à sortir du cadre d’expérimentation Paerpa. En ce sens, l’ARS développe actuellement un partenariat avec la Ville de Paris pour aider les territoires qui le souhaitent à déployer des structures de type M2A.

A terme, l’objectif serait de créer des dispositifs équivalents mais adaptables aux spécificités des territoires franciliens. Et de proposer ainsi aux aînés un parcours de santé de qualité.